La SFBMEc adresse ses plus sincères Félicitations à Claire Masson, active représentante des jeunes chercheurs de la SFBMEc, pour son travail de thèse intitulé : » Etude du mégacaryocyte dans son microenvironnement médullaire : de la physiologie à la pathologie induite «
Au cours de sa thèse Claire a étudié aux niveaux fonctionnel et moléculaire, les interactions entre les mégacaryocytes et leur microenvironnement vasculaire dans la moelle osseuse, en conditions physiologiques et pathologiques, notamment lors de la thrombopénie induite par chimiothérapie. Dans un premier axe, elle a entrepris une étude par immunomarquage sur des coupes épaisses de moelle osseuse de souris, afin de caractériser l’environnement matriciel du mégacaryocyte au sein de sa niche vasculaire. Ces travaux ont mis en évidence une structure 3D en forme de cage constituée de laminine et de collagène IV, enveloppant entièrement le mégacaryocyte et le connectant à la lame basale des sinusoïdes. Ils révèlent également le rôle central des intégrines β1 et β3 dans l’organisation de cette matrice extracellulaire et dans le maintien des mégacaryocytes au sein de leur niche, prévenant ainsi leur libération prématurée dans la circulation.
Dans le prolongement de ces travaux, elle a exploré, dans un second axe, la mégacaryopoïèse dans un contexte de stress hématopoïétique. A l’aide d’un modèle préclinique de thrombopénie induite par le carboplatine qu’elle a développé, elle a montré que la stimulation de la mégacaryopoïèse par le romiplostim (analogue de la TPO) engendre des anomalies ultrastructurales majeures. Celles-ci se traduisent notamment par la présence inattendue de micronoyaux, marqueurs d’instabilité génétique. Ces fragments nucléaires sont transmis aux plaquettes produites, qui présentent par ailleurs une capacité d’activation réduite.
L’ensemble de ces résultats souligne que l’étude des mégacaryocytes in situ, dans leur niche médullaire native, est indispensable à la compréhension de leur biologie. Ce travail a été réalisé sous la co-direction de Anita Eckly et Maxime Lehmann, INSERM UMRS 1255, EFS Grand Est, pour l’ED 414 de l’Université de Strasbourg
Elle a brillamment soutenu ces travaux le Mercredi 29 avril dernier devant le jury composé de (ordre de la photo) :
- Pr Maxime Lehmann (co-directeur de thèse)
- Dr. Yannick Schwab (examinateur)
- Dr. Sonia Severin (rapporteure)
- Dr. Fabien Alpy (examinateur)
- (Claire !!)
- Dr. Anita Eckly (directrice de thèse)
- Dr. Sabrina Kellouche-Gaillard (rapporteure)
Félicitations à elle et que son chemin scientifique soit encore jalonné de Matrice !

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